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L'ancien numérotage des rues de Paris

A l'époque de la Révolution, il y a eu pour les rues de Paris un système de numérotage qui ne ressemble en rien au système actuel. Ainsi, par exemple, une maison de la rue de la Loi (rue de Richelieu) comprise entre la rue Saint-Honoré et la rue Neuve-des-Petits-Champs portait le n° 1236. Et dans la rue de la Perle, qui n'a pas trente maisons, il y avait le n° 471 en l'année 1794.


[Pont-neuf et Samaritaine. Paris 4ème - France] [cote BNF : 1FS1602P]

Quelle était la base de ce système de numérotage ?

Avant la Révolution, les maisons de Paris n'étaient point numérotées : la noblesse avait refusé de laisser inscrire sur ses hôtels des numéros qu'elle considérait comme une flétrissure.

[Cette affirmation de 1866 (Intermédiaire des chercheurs et curieux) peut être utilement modifiée en visitant la page "Petite histoire de la rue Visconti" où vous trouverez un article très bien documenté sur le numérotage des immeubles dans la rue Visconti :
"Le tout premier numérotage date du début du XVIIIe siècle (Jeanne Pronteau, Numérotage des maisons de Paris, 1966) et ne concernait que les maisons des faubourgs au delà des actuels boulevards. A la fin du XVIIIe siècle, l'idée d'utiliser le numérotage a fait son chemin, et l'on commence à penser à l'étendre à la Ville entière...
Ce numérotage, dit «numérotage Royal» est censé apparaître dans l'almanach de Watin daté de 1788."]

Dans le cours de la Révolution, plusieurs essais furent tentés, entre autres le numérotage par districts. Ce système, dont l'incommodité fut reconnue et qui fut abandonné en 1806 est encore en usage dans certaines villes, notamment à Amsterdam (Note de 1866)

La réponse à cette question n'est pas si facile qu'on le croirait. A chaque instant, on lit dans les procès-verbaux de la Révolution : "Le citoyen un tel, demeurant, par exemple, rue des Fossoyeurs, n° 1072, ou rue Garancière, n° 1099". Une note de M. Sorel explique le fait : "On peut être étonné de voir les numéros élevés que portaient alors les maisons, et qui ne sont pas en proportion avec la dimension des rues. C'est qu'à cette époque le système de numérotage des maisons de Paris était différent de celui qui fut adopté depuis. On distinguait les maisons par des numéros d'ordre qui correspondaient avec ceux des registres destinés à la perception des droits de voirie ; en sorte que, dans une même rue, les numéros des maisons pouvaient varier à l'infini, suivant la date des constructions.

D'après L'intermédiaire des chercheurs et curieux - 1866





   




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